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Fatigue et somnolence

 


Les effets de la conduite en état de fatigue

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phares adaptifs


Quelle est la différence entre la fatigue et la somnolence?
Qu’est-ce que la fatigue au volant?
Quelle est l’incidence de la fatigue sur la sécurité routière?
Quelle est l’incidence de la fatigue sur les dispositifs de sécurité?
Combien de gens conduisent alors qu’ils sont fatigués?
Qui est le plus susceptible de conduire fatigué?
Quelles sont les lois relatives à la fatigue au volant?

Où trouve-t-on des renseignements sur la fatigue au volant?


Quelle est la différence entre la fatigue et la somnolence?

La fatigue est une lassitude causée par un travail ou un effort physique, alors que la somnolence est causée par un manque de sommeil. Même si les acceptions des termes sont différentes, les symptômes de la fatigue sont semblables à ceux de la somnolence. On peut donc les examiner ensemble en regard de la sécurité routière.

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Qu’est-ce que la fatigue au volant?

Un conducteur fatigué éprouvera des symptômes de somnolence en volant. La fatigue peut être causée par de nombreux facteurs, entre autres, un sommeil insuffisant, la consommation d’alcool ou de médicaments, le temps passé au volant et le moment de la journée.

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Quelle est l’incidence de la fatigue sur la sécurité routière?

Le fait qu’on risque de s’endormir au volant présente des dangers évidents. Le conducteur qui s’assoupit augmente le risque de causer un accident. Une étude de 2007, faite en Ontario par la Fondation de recherches sur les blessures de la route (FRBR), révélait que 14,5 % des répondants – ce qui équivaut à 1 280 000 conducteurs – s’étaient assoupis au volant au moins une fois durant l’année précédente.

Même chez le conducteur qui ne s’endort pas complètement, la fatigue peut affaiblir diverses facultés essentielles pour une conduite sécuritaire. Les temps de réaction seront plus longs. De façon générale, la faculté d’attention sera réduite et la fatigue causera un ralentissement des prises de décisions et du traitement de l’information (FRBR 2004). La situation se complique du fait que les gens, en général, ne sont pas très bons juges de leur état de fatigue (FRBR 2007), et qu’ils pourraient ne pas réaliser à quel point la fatigue affecte leur compétence au volant. En 2006, en Ontario, le nombre de conducteurs impliqués dans un accident dû à la fatigue et ayant causé au moins une blessure ou des dommages à la propriété pourrait avoir atteint un chiffre aussi élevé que 167 000 (FRBR 2007).

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Quelle est l’incidence de la fatigue sur les dispositifs de sécurité?

Dans un récent sondage de la FRBR, 20 % des répondants ont dit qu’ils seraient enclins ou très enclins à conduire fatigués ou épuisés s’ils savaient que la voiture était équipée de dispositifs de sécurité modernes. C’est un résultat inquiétant, car la fatigue peut avoir des effets sérieux sur l’efficacité des dispositifs de sécurité du véhicule. Les conducteurs qui se fient aux dispositifs de sécurité pour compenser leur fatigue pourraient se croire mieux protégés qu’ils ne le sont en réalité. Le fait est que la grande majorité des dispositifs de sécurité ont besoin d’un temps et d’un espace suffisants pour donner leurs meilleurs rendements. Parce qu’elle affecte le temps de réaction et amoindrit la conscience des situations, la fatigue demande aux dispositifs de sécurité de faire leur travail en moins de temps et sur une plus courte distance. Le conducteur fatigué risque donc de perdre une partie des avantages potentiels que procurent les dispositifs de sécurité de son véhicule.

Des données révèlent que, dans beaucoup d’accidents impliquant des conducteurs fatigués, on n’a pas relevé les indices d’un freinage efficace ou même de freinage tout court (Stutts 1999). La fatigue ralentit la réaction face à un obstacle potentiellement dangereux et, si le conducteur arrive à mettre les freins, il sera peut-être déjà trop tard pour éviter l’accident. Si le conducteur freine trop tard, il importera sans doute assez peu que le système de freins antiblocage (ABS), l’assistance au freinage ou le répartiteur électronique de force de freinage (EBFD) soit mis à contribution au tout dernier moment pour stabiliser et arrêter le véhicule. Le temps sera peut-être trop court pour éviter l’accident. Il ne fait pas de doute que le conducteur alerte qui voit un danger potentiel et qui peut mettre les freins plus tôt aura de meilleures chances de réussir un arrêt sécuritaire et d’éviter un accident.

Même les dispositifs de sécurité qui s’activent sans qu’on ait à freiner ou à guider le véhicule seront d’une utilité amoindrie pour le conducteur fatigué. Par exemple, si un système d’alerte anticollision détecte une collision frontale imminente, des sons et des lumières seront déclenchés pour prévenir le conducteur. Cependant, le conducteur fatigué sera peut-être moins sensible à ces signaux et aura besoin d’un temps plus long pour évaluer la situation et réagir. La différence entre un accident évité et une collision pourrait être comprise dans le période de temps disponible avant la collision et dans la réaction tardive causée par l’état de fatigue.

La bonne nouvelle c’est que tous les avantages des dispositifs de sécurité modernes sont des acquis dans la mesure où les conducteurs restent attentifs et alertes quand ils sont au volant.

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Combien de gens conduisent alors qu’ils sont fatigués?

Selon le sondage le plus récent de la FRBR, 14,3 % des conducteurs canadiens interrogés ont dit avoir conduit fatigués au cours de la dernière année (FRBR 2012). En outre, un sondage de la FRBR effectué en 2004 révélait que 57 % des conducteurs canadiens disaient avoir conduit fatigués « occasionnellement » (FRBF 2004). Ce qui est peut-être le plus inquiétant, c’est que 18,5 % des répondants canadiens ont dit s’être assoupis au volant au moins une fois au cours de l’année précédente (FRBR 2012). Les 18,5 % de conducteurs qui se sont endormis se partageaient comme suit : 40,3 % se seraient endormis au volant une seule fois, 29,2 % se seraient endormis deux fois et les autres, c’est-à-dire 30,5 %, se seraient endormis trois fois ou plus.

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Qui est le plus susceptible de conduire fatigué?

Toute personne qui n’a pas assez dormi ou qui a été longtemps au volant pourrait subir les effets de la fatigue. Cependant, de façon générale, les conducteurs fatigués ont certains traits communs :

  • ils sont parmi les plus jeunes (16 à 24 ans) (FRBR 2004) ;
  • ce sont des hommes (Pack et al., 1997) ;
  • ils sont plus susceptibles d’avoir manqué de sommeil ;
  • ils sont plus susceptibles de conduire entre 14 h et 16 h, et entre minuit et 7 h (FRBR 2012) ; et
  • ils sont plus susceptibles d’avoir un régime de travail par roulement qui perturbe leur rythme de sommeil normal (des quarts de nuit, par exemple, ou des quarts irréguliers) – (Dalziel & Job, 1997).

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Quelles sont les lois relatives à la fatigue au volant?

Même si on reconnaît qu’il est dangereux de conduire lorsqu’on est fatigué, aucune loi canadienne ne vise les conducteurs fatigués. Plusieurs raisons expliquent cette situation, entre autres le fait qu’il est difficile d’établir que la fatigue a contribué à un accident et aussi de mesurer un état de fatigue en bordure de la route. De plus, il n’est pas toujours facile pour un conducteur d’évaluer son propre état de fatigue et il est tout aussi difficile pour les enquêteurs de mesurer l’incidence de la fatigue dans un cas d’accident. Cependant, la police peut accuser un conducteur de conduite dangereuse, de négligence criminelle ou de conduite avec facultés affaiblies. Toutes ces infractions sont du ressort fédéral et tombent sous le coup du Code criminel du Canada.

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Où trouve-t-on des renseignements sur la fatigue au volant?

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